En partenariat avec CRID Peuples Solidaires

Les LauréatsLes Lauréats 2011

Tereos nourrit nos voitures... et affame le Mozambique.

 

La production d’agrocarburants destinés à l’Europe n’est pas sans conséquences pour les populations locales et leur capacité à subsister à leurs besoins élémentaires.

 

Tereos est un groupe agro-industriel français spécialisé dans la transformation de la betterave, de la canne à sucre et des céréales. Par le biais de sa filiale brésilienne Guarani, Tereos détient 75 % du capital de la sucrerie Sena implantée au Mozambique et y  produit des agrocarburants.

 

Dans le cadre d’un accord entre l’Union européenne, le Brésil et le Mozambique [1], 4,8 millions d’hectares doivent être détournés de leur usage premier  - la culture de produits alimentaires destinés aux populations locales – afin de produire des agrocarburants pour les voitures d’Européens surnouris. Pour Anabella Lemos des Amis de la Terre Mozambique : « L’expansion des agrocarburants accapare des zones forestières et naturelles pour les transformer en monocultures énergétiques. Elle confisque des terres agricoles fertiles qui permettaient aux populations locales de produire leur nourriture ».

 

Le contrat passé avec le gouvernement du Mozambique valant jusqu’en 2023, offre ainsi 98 000 hectares exploitables à Tereos, pour cinquante ans renouvelables, et avec une possibilité d’extension de 15 000 hectares. Il prévoit également une réduction de 80 % de l’impôt sur le revenu et l’exemption de celui sur la distribution de dividendes. Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi Tereos soulignait dans un rapport de juin 2010 « l’encadrement législatif favorable » du Mozambique !

 

En 2010, 70 % de la population du Mozambique vivait au dessous du seuil de pauvreté et des émeutes de la faim y ont causé 13 morts et près de 300 blessés. Au même moment Tereos réalisait 194 millions d’€ de profit.

 

Pour en savoir plus:

 - [1] Accord Union Européenne - Brésil sur les agrocarburants

 - "Agrocarburants, le mauvais choix", la Baleine, été 2011

 - "Afrique: terre(s) de toutes les convoitises", rapport des Amis de la Terre Europe et Afrique, septembre 2010 

Avec Sime Darby, vous reprendrez bien un peu d'huile de palme?

 

L’explosion du marché européen d’huile de palme : un business juteux pour les entreprises mais à l'origine de nombreuses plaintes des communautés locales.

 

Après l'Asie du Sud-Est et la Colombie, c'est désormais vers l'Afrique que se tournent les entreprises du secteur de l'huile de palme comme Sime Darby Unimills BV, filiale européenne du géant mondial malaisien Sime Darby.

 

La guerre civile qui a ravagé le Libéria de 1980 à 2003 a été l'une des plus sanglantes en Afrique et a profondément déstabilisé le pays. C'est pourtant dans ce contexte que le géant malaisien est en train d'acquérir près de 400 000 hectares de plantations de palmier à huile soit 4 % de la surface totale du pays.

 

Comme de nombreux pays qui ont connu la colonisation, au Liberia, la question foncière reste brûlante et de nombreuses communautés réclament que leurs droits à la terre soient reconnus. Dans les districts de Cape Mountain et de Bomi, où se concentrent les plantations de Sime Darby, les conflits se multiplient. 27 villages qui s'estiment spoliés par Sime Darby ont décidé de porter plainte contre l'entreprise, soutenus par l'ONG Green Advocates. Selon les Amis de la Terre Libéria, 90 % des communautés affectées par les plantations de palmiers à huile disent ne pas avoir été consultées et informées au préalable de la vente des terres à Sime Darby.

 

Plutôt que de remettre en cause cette politique d'expansion et les conflits qu'elle génère, Sime Darby l'assume et prévoit même d'ouvrir une usine dans le Sud de la France, à Port-la-Nouvelle (Aude) pour alimenter le marché européen en huile de palme. Il faut dire que les perspectives sont alléchantes car la consommation européenne d'huile végétale a doublé en 10 ans, portée par le développement des agrocarburants. La région Languedoc-Roussillon, propriétaire du port, préfère accueillir cette entreprise au prétexte de créer quelques emplois alors qu'elle détruit le droit à vivre dignement de milliers de personnes au Libéria. Et, bien sûr, cette huile de palme sera certifiée « durable ».

 

Pour en savoir plus:

 - Rapport des Amis de la Terre: "Arnaque à l'huile de palme"

 - Article de Front Page Africa

 - Collectif No Palme auquel participent les Amis de la Terre

Bluecar de Bolloré : un choix pas si « éthique » que ça !

 

Le développement des batteries au lithium en France se fait au détriment de la ressource en eau des pays du Sud.

 

Présente dans les rues parisiennes depuis quelques semaines, la Bluecar ne nous dévoile pas réellement toutes ses facettes. Le grand argument de cette voiture à la « technologie d’exception » est sa batterie, plus légère et plus résistante que celle de ses concurrents du fait de sa composition en lithium, métal le plus léger au monde.

 

Mais voiture électrique ne rime pas forcément avec écologie. En effet, l’exploitation du lithium a des conséquences désastreuses sur la ressource en eau, provoquant des dégâts considérables, et notamment des diminutions du niveau des nappes phréatiques. Au Chili, le lithium est extrait à l’extrême nord du pays, dans le désert d’Atacama, l’un des endroits les plus arides du monde, avec seulement, dans certaines de ses régions, 1mm de pluie tous les 5 à 20 ans.

 

Aucune mesure n’est pourtant mise en ouvre afin de récupérer et réinjecter, dans la nappe phréatique, l’eau évaporée des bassins de décantation. Les prairies et marais sont en risque perpétuel d’assèchement, condamnant ainsi les pâturages traditionnels et modifiant la morphologie des lagunes. Les conséquences sur le mode de vie des communautés locales n’en sont que plus importantes.

 

Les usines de lithium étant toutes situées dans des espaces naturels, l’augmentation de l’activité humaine, dans ses usines et leurs environs (pollution sonore, constructions des infrastructures, circulation des véhicules, machines et ouvriers), affecte de plus en plus les écosystèmes et les couloirs biologiques, provoque l’extinction de la faune et la flore locale, ainsi que de l’érosion.

 

Le service AutoLib, exploitant la Bluecar de Bolloré dans les rues parisiennes, aime à revendiquer son « impact tangible sur l’environnement » : les populations chiliennes en sont les premiers témoins.

Vinci prend soin de nos agriculteurs... en construisant un aéroport sur leurs terres !

 

Pour justifier la construction du nouvel aéroport, Vinci teinte son projet de vert.

 

Rejeté depuis 40 ans par les riverains et citoyens, le projet de construction d’un nouvel aéroport pour l’agglomération nantaise sur les terres de Notre Dame des Landes reste l’un des chantiers prioritaires pour le géant français du BTP Vinci. La construction de l’aéroport et de ses infrastructures entrainerait le bétonnage de près de 2 000 hectares de terres agricoles fertiles et la destruction d’un bocage d’une qualité écologique exceptionnelle. Face à ces réalités, les promoteurs du projet tentent de justifier l’injustifiable.

 

Vinci propose ainsi dans son cahier des charges de créer un « observatoire agricole » qui aura pour mission l’élaboration « d’un document témoin sur l’histoire du site ». L’entreprise ne s’arrête pas là et garantit aux agriculteurs du coin qu’ils pourront vendre leurs produits dans « les restaurants et les boutiques de l’aérogare ». En prime, les voyageurs auront même droit à une « ferme de démonstration en face des parkings » et à un « parcours pédagogique imaginé par le concessionnaire ».

 

Comble du cynisme et de la récupération, Vinci propose de créer une AMAP, Association pour le maintien de l’agriculture paysanne pour « encourager l’agriculture durable en initiant la vente de paniers bio aux salariés de la plateforme ».

 

Loin d’être des alternatives, ces mesures ne font que parachever l’exercice de verdissement de ce projet d’aéroport.

 

Mais Vinci n’opère pas seulement en France. Le groupe Vinci s’entête aussi dans le projet de construction d’un segment d’autoroute de 15 kilomètres traversant la forêt de Khimki à proximité de Moscou. Outre la destruction massive d’une biodiversité unique au monde, les arrestations abusives se multiplient contre les militants écologistes, orchestrées par la Police russe et des milices privées.

 

Pour en savoir plus:

 - Extraits du contrat de concession de Vinci

 - Collectif de lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

 - Collectif Stop Vinci 

Quand Veolia Eau navigue en eaux troubles

Quand Veolia Eau navigue en eaux troubles
 
A grand renfort de "communication verte", Veolia Eau prétend défendre l'eau comme bien public. Une cascade de mensonges. 
 
 
Forte de 106 filiales et présente dans 77 pays, Veolia Environnement se targue de représenter le « modèle français » de gestion de l'eau aux quatre coins du monde.  L'eau, l’énergie, le transport et la propreté, tant de services publics fondamentaux que Veolia Environnement gère.
 

Aujourd'hui le modèle est en crise. Veolia doit faire face à la vague de remunicipalisation de la gestion de l’eau en France et ailleurs. A coups de « Charte du développement durable » et de campagnes publicitaires, Veolia n'échappe pas aux contradictions entre l’image d’entreprise écologiquement et socialement responsable qu’elle veut se donner, et l’impact de ses activités.

 

Deux cas le démontrent en particulier. Tout d'abord la fermeture brutale, sans en informer les autorités locales, de la station d’épuration Bruxelles Nord en décembre 2009, déclenchant un conflit politique majeur et, pendant plus de dix jours, la pollution de trois cours d’eaux en aval. La technologie innovante de traitement des eaux usées, soi-disant moins polluante, mise en avant par Veolia pour obtenir ce contrat deux ans auparavant, n’était vraisemblablement pas adaptée et risquée ! Ensuite, la désastreuse gestion déléguée de l’eau dans la capitale marocaine, Rabat,  depuis près de dix ans : hausse injustifiée du prix de l’eau, investissements retardés et sous dimensionnées, transfert de fonds opaques, etc. En plein printemps arabe, les protestations contre l’entreprise se sont renforcées aux cris de « Veolia dégage ! ».

 

A la veille du Forum Mondial de l’Eau et du Forum Alternatif (FAME) à Marseille en mars 2012, l’EcolOpportunisme des marchands de l’eau tels que Veolia ne dupe personne ! L’eau est un bien commun fondamental qui ne doit pas être traité comme une marchandise ! 

 

Pour en savoir plus:

 - Le cas sur le site du collectif Une Seule Planète 

 - Le site internet de France Libertés 

Avec l'Observatoire du Hors-Média, toujours plus de papier pour protéger votre environnement !

Avec l'Observatoire du Hors-Média, toujours plus de papier pour protéger votre environnement !

 

L’Observatoire du Hors-Média vante les vertus environnementales du prospectus papier. La réalité est bien différente.

 

L’Observatoire du Hors-Média (OHM) est une association créée en 2008 et regroupant les différents acteurs de la filière de la communication papier et informatique. Afin de réhabiliter le rôle du papier auprès des institutionnels et du grand public, l’OHM a lancé en février 2011 une campagne intitulée « J’aime mon prospectus ».

 

Diffusée à 13 millions d’exemplaires dans les boîtes aux lettres des Français, cette campagne vise à  faire croire que la production de papier, et par extension celle de prospectus, contribue à la protection des forêts et à la lutte contre les changements climatiques.

L’argument de l’Observatoire du Hors-Média ? Laisser croire que les prospectus sont tous fabriqués avec du papier produit en France, dont la matière première est issue de l'entretien des forêts, des déchets de scieries ou du recyclage des vieux papiers.

 

En effet, près de 60 % du papier utilisé en France provient de l’importation... d'après les chiffres même des industriels [1]! Même pour le papier fabriqué en France, les industriels importent de grandes quantités de pâtes à papier de l'étranger. Votre prospectus a donc toutes les chances de provenir d'une forêt primaire du Nord de l'Europe, du Canada ou d'une immense monoculture d'eucalyptus en Amérique Latine.

 

Autre argument, autre grossière erreur : la consommation de papier serait bonne pour le climat  « Dans un monde zéro papier, il y aurait moins de forêts… et + de CO2 ». Toutes les phases de la production de papier nécessitent de l'énergie : de la récolte des bois, à la fabrication du papier jusqu'au transport du prospectus dans votre boîte aux lettres. L'industrie papetière est la 4ème industrie manufacturière la plus émettrice de CO2 au monde [2].

 

Dans cette publicité, l'OHM s'interroge: "Et si on m'avait trompé?". A n'en pas douter, ici la réponse est oui !

 

Pour en savoir plus:

 

 - [1] Site internet de la COPACEL

 - [2] Rapport "The State of the Paper Industry" 

 - Campagne "J'aime mon prospectus" 

 


Quand la Société Générale finance les futurs Fukushima.

 

Au mépris des risques et de l’opposition des populations, les projets nucléaires continuent de se multiplier sur la planète. En grande partie grâce aux banques françaises.

 

La Société Générale se situe au 4ème rang mondial des banques finançant le secteur nucléaire. La banque à « l’esprit d’équipe » est ainsi le coordinateur du consortium de banques privées à l’origine d’un financement de 1,1 milliard d’€ pour la construction du réacteur nucléaire Angra 3 sur la côte de l’Etat de Rio de Janeiro au Brésil.

 

En cas d’évacuation nécessaire, la route de secours la plus importante est souvent bloquée par des glissements de terrain et des éboulements, ce qui a été souligné à de nombreuses reprises par les collectivités locales proches du site. Sans succès. Ce réacteur de 1 350 MW serait situé à 130 km à l’ouest de Rio de Janeiro et à 220 km à l’est de Sao Paulo, les deux villes les plus importantes du Brésil. Les conséquences d’un accident majeur seraient donc dramatiques.

 

Basé sur un modèle de réacteur dépassé des années 70, Angra 3 reste loin de derniers standards du secteur. Des études sérieuses de 2009 concluent en plus que recourir aux énergies renouvelables au Brésil générerait plus vite une électricité moins chère.

 

La licence de la construction d’Angra 3, confiée au constructeur français Areva, viole les statuts de la Constitution brésilienne, qui spécifie bien que toute construction de réacteur nucléaire doit être approuvée par le Congrès, ce qui n’a jamais été le cas.

 

Pour aggraver son cas, la Société Générale est pressentie pour participer au financement de la construction de la centrale nucléaire de Jaitapur en Inde, également confiée à Areva. Le site est pourtant situé sur une zone à la limite de trois failles tectoniques, avec de potentiels tremblements de terre pouvant atteindre le niveau 7 sur l’échelle de Richter. Les multiples répressions des manifestations des communautés locales ont déjà fait un mort et de nombreuses arrestations arbitraires.

 

Un bien bel « esprit d’équipe » !

 

Pour en savoir plus:

 - Sur le site internet des Amis de la Terre 

 - Sur le site internet de BankTrack

 - Colaition "Nuclear banks? No thanks!" 

Perenco finance une exposition sur les Mayas Ă  Paris... et les militaires au Guatemala.

 

Une exploitation pétrolière au mépris des populations autochtones et de la protection de l'environnement. 

 

Perenco est une entreprise pétrolière franco-anglaise présente dans 16 pays. Au Guatemala, sa filiale, Perenco Guatemala Limited, exploite 47 puits dans une concession située dans le Parc National de la Laguna del Tigre, la plus grande zone humide d’Amérique Centrale.

 

Ce contrat, signé pour 25 ans, prenait fin en 2010. Il était frappé d'une interdiction de renouvellement, la zone d’exploitation étant déclarée zone protégée depuis 1989. Pourtant, en 2010, dans un climat de trafic d'influence, Perenco G.L. obtient le renouvellement de son contrat pour 15 ans et est autorisée à perforer 4 nouveaux puits. De plus Perenco n’a jusqu’à présent pas présenté d’Étude d’impact evironnemental et social, pourtant obligatoire.

 

Alors que le pétrole est le bienvenu dans la zone protégée, les communautés, elles, ne peuvent pas obtenir de titres pour leurs terres. Menacées d’expulsion, elles se sentent intimidées par l’imposant dispositif militaire déployé dans la zone. Perenco G.L. a en effet versé 3 millions de dollars en 2010 pour la création de 6 bataillons et verse 0,30 dollars par baril produit pour leur fonctionnement. Pour les communautés, « les militaires sont là pour protéger l'entreprise ».

 

Les conditions économiques de l'accord avec Perenco G.L. restent très défavorables à l'Etat guatémaltèque car le pétrole exploité est peu imposé. Sans compter que l'entreprise bénéficie d'un système de coûts récupérables qui lui permet le remboursement d’une large partie de ses frais ! La famille Perrodo, propriétaire de l’entreprise, est quant à elle passée en 2011 au rang de 40ème fortune de France avec un capital estimé à 1 200 millions d’euros, soit un bond de +500%  par rapport à 2010.

 

Connue pour être une entreprise qui « aime la discrétion », Perenco s'est offert une vitrine de choix au musée du Quai Branly à Paris en finançant une exposition sur les Mayas. Au vu de son comportement au Guatemala, une question s'impose: Perenco aurait-elle une préférence pour les Mayas empaillés ?

 

Pour en savoir plus:

 - Solidarité internationale n° 194, spécial Perenco

 - Rapport du Collectif Guatemala  

Toreador, prends garde Ă  toi !

 

Les projets d’exploitation de gaz et d’huiles de schiste soulèvent l’indignation des populations. Mais Toreador ne renoncera pas.

 

Toreador est une compagnie pétrolière française détenant plusieurs permis d’exploration d’huiles de schiste dans le Bassin parisien. Dirigée par Julien Balkany, demi-frère du maire de Levallois et ami intime de Nicolas Sarkozy, l'entreprise serait assise sur une véritable mine d’or d’après les chiffres de l'Institut français des pétroles : 60 à 100 milliards de barils de pétrole, soit l'équivalent de 70 à 120 années de production du Koweït dormiraient en effet sous le sol parisien. Une ressource alléchante pour une entreprise fière de centrer sa production sur le seul territoire français !

 

Mais dans le cadre de la loi du 13 juillet 2011, Toreador s’est récemment engagé à ne pas utiliser la technique tant décriée de la fracturation hydraulique, et surtout à renoncer à toute exploitation d’huiles de schiste dans le Bassin parisien [1]. Une même promesse avait été formulée en mars 2011 dans une lettre adressée à la population et visant à apaiser les manifestations d’opposition à ces permis.

 

Pourtant des documents internes à l’entreprise viennent clairement prouver le contraire !

 

En effet, quelques jours seulement avant ces effets d’annonce, Toreador présentait avec grande fierté à ses actionnaires les réserves du Bassin parisien comme des ressources non conventionnelles [2]. Fait troublant, ces réserves sont exactement les mêmes que celles révélées par l’entreprise en octobre 2010 dans son dossier sur le pétrole de schiste !

 

Ces documents sonnent comme une évidence : Toreador n’a en aucun cas renoncé à l’exploitation d’huiles de schiste sur le territoire français. Le maquillage de ses projets pour échapper au cadre de la loi et agir en toute impunité en est la meilleure illustration. D’autant plus lorsque l’on sait que la fracturation hydraulique reste aujourd’hui la seule technique existante pour exploiter les gaz et huiles de schiste.

 

Entre mensonges aux populations et pressions sur les journalistes, il serait peut-être temps de prendre enfin le Toreador par les cornes !

 

Pour en savoir plus:

 

 - [1] Rapport de Toreador au gouvernement 

 - [2] Document interne de Toreador

 - Sur le site des Amis de la Terre 

 

 

 

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